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Migraines : Halte aux prises de tête !

A la périménopause, les femmes voient le risque de souffrir de migraines augmenter de 60% à cause des fluctuations hormonales. En plus d’un mal de tête intense parfois associé à des nausées ou à une photosensibilité, l’impact émotionnel entrave leur bien-être. En effet, une récente étude révèle qu’un Belge sur 3 atteint de migraine ressent un sentiment de culpabilité vis-à-vis de son entourage. Plus question de laisser des céphalées nous prendre la tête ! Du 14 au 19 mai, la Semaine de la Migraine s’en va combattre les préjugés…

 

La migraine, on lui colle vite des préjugés !

« Mauvaise maman », « lâcheur », « petite nature »,… Autant de préjugés qui affectent trop souvent de nombreuses personnes en proie à la migraine.

Selon une récente étude*, 1 personne atteinte de migraine sur 3 se voit contrainte d’annuler des activités en raison de cette maladie. Et pour couronner le tout, 40 à 60 % d’entre elles vont jusqu’à éprouver un sentiment de culpabilité vis-à-vis des personnes concernées. En fait, plus on souffre fréquemment de migraine, plus l’impact sur le bien-être et le sentiment de culpabilité sont grands. Selon un sondage, 34 % aimeraient que leur entourage fasse preuve de plus de compréhension.

« La migraine est une maladie qui a un sérieux impact sur la vie sociale du patient : indépendamment des effets de la maladie, qui se manifestent sous la forme de crises soudaines de mal de tête et de nausée, un patient souffrant de migraine se sent systématiquement coupable parce qu’il/elle manque autant des engagements sociaux que des obligations professionnelles, » explique Jan Versijpt, neurologue à l’UZ
Brussel.

En fait, il semblerait que plus les problèmes de migraine sont fréquents, plus l’impact sur la qualité de vie est élevé. Une grande majorité des patients qui souffrent de crises de migraine hebdomadaires indique que la maladie pèse sur leur qualité de vie :

  • Plus de la moitié (51,1 %) estime que la maladie a une influence sur sa vie amoureuse
    et sexuelle. Un tiers (37,1 %) trouve que sa vie amoureuse et sexuelle n’est pas comme
    la personne le souhaiterait.
  •  Parmi les parents, près de 40 % ont le sentiment de ne pas être une bonne mère ou
    un bon père. Près de 60 % disent ne pas pouvoir passer autant de temps qu’ils le
    voudraient avec leurs enfants.
  • Près d’une personne souffrant de migraine sur 2 sort moins avec des amis qu’elle ne
    le souhaiterait (47,2 %). Et 3 sur 5 ont peur d’avoir une crise de migraine s’ils ou elles
    prennent rendez-vous avec des amis (58,2 %).

Parmi les personnes souffrant de migraine, beaucoup se reconnaissent dans des expériences d’incrédulité, d’incompréhension ou de préjugés à l’égard de leur situation. Le caractère invisible de la migraine est un facteur important dans ce manque de compréhension… Lieve Zwaenepoel, porte-parole de l’Association Pharmaceutique Belge, souligne l’importance du pharmacien dans le débat social autour de la migraine :« Les pharmaciens sont les premiers interlocuteurs du patient. (…) Ils peuvent aider les patients à amorcer la discussion sur la maladie. Ils peuvent donner une première indication au sujet de la forme du mal de tête et renvoyer éventuellement le patient vers un médecin. »

Et si c’était vous ?

A l’occasion de la Semaine de la Migraine, du 14 au 19 mai 2018, des lunettes de réalité virtuelle seront proposées dans plusieurs gares du pays afin de permettre aux voyageurs de ressentir les symptômes d’une crise de migraine au moment le plus malvenu (comme une fête d’anniversaire surprise par exemple!). Cette initiative a pour but de sensibiliser les amis, la famille, le collègue, le voisin, d’une personne qui souffrent de migraines et qui, en prime, doit affronter des critiques malveillantes et/ou déplacées.

Envie d’en savoir plus ?  Sur le site internet www.semainedelamigraine.be, vous trouverez plus d’informations au sujet de la campagne de la Semaine de la Migraine, un lien vers la vidéo en réalité virtuelle sur les symptômes de la migraine ainsi que les témoignages de Chloë, de son mari et de sa maman au sujet de la vie avec la migraine.

*réalisée à la demande de GSK Consumer Healthcare