Une bouffée d’air frais dans le traitement de la BPCO

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Si aujourd’hui, il n’existe pas de traitement capable de guérir de la BPCO, de nouvelles armes thérapeutiques peuvent freiner l’évolution de la maladie et améliorer la vie des personnes qui en souffrent.

Par Virginie Villers

Découvrez en 5 questions l’essentiel de ce terrible fléau

  1. Comment définir une broncho-pneumopathie chronique obstructive ?

Cette maladie respiratoire se définit par un rétrécissement des bronches qui gêne le passage de l’air et tend à s’aggraver avec le temps. En Belgique, environ plus de 600000 ­personnes, essentiellement des adultes, en sont atteintes.

  1. Comment se manifeste-t-elle ?

Les premiers symptômes de la BPCO peuvent paraître anodins. Ce sont principalement un essoufflement à l’effort, une toux grasse et production de crachats le matin. Souvent banalisés, ces premiers signes doivent conduire à consulter. A mesure que la maladie évolue, l’essoufflement apparaît lors d’efforts de moins en moins intenses, modifiant tout à fait la qualité de vie au quotidien.

—vous êtes essoufflés, vous toussez le matin, vous avez 50 ans, RDV chez votre médecin pour un dépistage BCPO—

  1. Comment s’assure-t-on du réel diagnostic ?

Une mesure de la capacité respiratoire au moyen d’un spiromètre permet de donner le réel ­débit d’air expiré. Le diagnostic est donc très précis. Cette mesure répétée permet de suivre l’évolution de la maladie.

  1. Quelles sont les causes de cette ­maladie ?

Dans 80 à 90% des cas, le tabagisme de longue date est l’origine principale de la BPCO. Cependant, tous les fumeurs ne sont pas également sensibles au développement de cette affection. On estime que 20% des fumeurs vont développer la BPCO. Plusieurs facteurs génétiques déterminent également le risque de BPCO. L’exposition à certaines substances chimiques augmente le risque de développer la maladie. Les agriculteurs et les éleveurs sont également plus concernés.

  1. Quelle prise en charge ?

Tout d’abord adopter une nouvelle hygiène de vie : arrêt du tabac, mesures de protection contre les expositions professionnelles, activité physique. Eviter toute infection et se faire vacciner contre la grippe et la pneumonie. Les broncho-dilatateurs en inhalateur permettent de dilater (ouvrir) les bronches et de lutter contre les difficultés respiratoires. Ces inhalateurs doivent être utilisés convenablement pour une efficacité maximale. Or, la plupart des études montrent que plus de la moitié des malades n’utilisent pas correctement leur dispositif d’inhalation. En conséquence, le médicament ne pénètre pas convenablement dans les poumons, est pulvérisé dans l’air, ou reste au niveau de la gorge sans passer dans les voies respiratoires, avec comme conséquence une efficacité tout à fait réduite. Depuis peu, un nouvel inhalateur sous forme de brumisateur apporte plus d’efficacité et plus de confort au malade. Cette technologie tout à fait innovante diffuse de façon optimale le médicament dans le poumon, en réduisant les dépôts inutiles dans la bouche et la gorge. La vaporisation dispose ainsi d’une plus longue durée d’action. Enfin, ce nouvel inhalateur est facile d’utilisation et conçu pour un mois de traitement. Demandez conseil à votre médecin.

 Le saviez-vous ?

Aujourd’hui, 40% des malades de BPCO sont des femmes, et ce chiffre ne cesse d’augmenter. Pourquoi? Le tabagisme au féminin a fort augmenté, et les femmes sont plus sensibles à la toxicité du tabac, la fonction respiratoire décline plus rapidement que chez les hommes, leurs poumons étant plus fragiles face aux agressions. Les femmes sont atteintes de BPCO à un âge plus jeune que les hommes, pour un tabagisme moindre et des symptômes plus sévères. 

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