Ménopause : comment conserver des os solides et sa force musculaire ?

Lorsque la ménopause s’annonce et qu’une foule de questions surgit, on s’inquiète surtout de l’évolution de notre apparence physique, de notre moral, on s’informe comment gérer au mieux ce tournant de la vie de femme… En revanche, on se préoccupe beaucoup moins des conséquences à long terme qui résultent de la ménopause, comme par exemple la fragilisation de l’ossature. Pourtant, c’est en agissant dès le début de la ménopause qu’on maintient au mieux son capital osseux, le garant d’une mobilité préservée à long terme.

Reading Time: 2 minutes

L’ostéoporose représente en effet un problème injustement sous-estimé, pourtant les chiffres, toujours en croissance, sont éloquents : rien que pour la Belgique, l’ostéoporose est responsable de 80.000 fractures par an, qui touchent en majorité les femmes post-ménopausées ! La prévention reste donc le grand défi.

Vitamine D et Calcium : la recette gagnante

Rester en mouvement, assurer sa dose journalière de calcium sans oublier la vitamine D et cela dès le début de la ménopause et pour longtemps ! L’activité physique, le mouvement stimulent tant les muscles que les os. Le calcium renforce l’ossature. La vitamine D est non seulement indispensable à la bonne assimilation du calcium mais aussi au maintien de la force musculaire.

Dès le début de la ménopause, les besoins en calcium augmentent pour atteindre 1.200 mg par jour. Concrètement cela représente 5 à 6 produits laitiers à consommer quotidiennement. Peu de personnes y arrivent, c’est pourquoi les suppléments de calcium s’avèrent très souvent nécessaires. La meilleure stratégie pour ingérer une dose suffisante de calcium sans effets indésirables est de consommer 2 à 3 produits laitiers (par exemple un yaourt et 2 portions de fromage) et un complément de 500 mg de calcium chaque jour. En ce qui concerne la vitamine D dont la source principale est le soleil, la prise d’un supplément quotidien après 50 ans est unanimement recommandée par les spécialistes.

Une question de persévérance

Le constat est accablant. Saviez-vous qu’une femme sur deux ne poursuit pas la prise de calcium et de vitamine D au-delà d’une année ? C’est dommage mais on peut le comprendre. C’est fastidieux, la consistance crayeuse ou le goût des suppléments n’est pas agréable et il n’y a aucun effet visible à court terme. Il suffit de partir en vacances pour abandonner la prise et au retour oublier de continuer. Pourtant persévérer est vraiment nécessaire pour conserver des os solides et préserver sa force musculaire à long terme.