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Se remarier après 50 ans, avec l’avenir devant soi

Et si je me remariais ? Une question que se posent de plus en plus d’aînés, désireux de retrouver le bonheur avec un(e) partenaire. Une heureuse décision, soit, mais qui se prépare pour éviter les mauvaises surprises. Et vous ? Seriez-vous prête à passer le cap ?

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Se dire oui, encore une fois, pour une renaissance amoureuse

Avec la durée de vie qui s’allonge, et la santé qui l’accompagne bien souvent, de plus en plus de quinquas décident de tirer un trait sur un passé parfois douloureux. Marqué par une séparation ou un deuil. Une union destinée à reconstruire un bel amour, une belle histoire à vivre à deux.

Pourquoi une quinquagénaire ou une sexagénaire ne pourrait-elle pas retrouver ces tendres moments d’une vie passée à deux. Si les statistiques à ce sujet sont relativement peu fournies, le site Statbel souligne que l’âge moyen pour se remarier est de 48,9 ans.

Se remarier offre des avantages

A plus de 50 ou 60 ans, vos enfants sont, normalement, autonomes, probablement mariés eux aussi. Toute liberté vous est donc laissée pour vous consacrer à votre partenaire. Celui ou celle qui fera vibrer votre cœur pour de longues années encore. A votre âge, et l’expérience qui l’accompagne, vous savez aussi ce que vous désirez ou pas.  Le « je » et le « tu » deviennent un « nous » bien plus solide et durable.

Une union salutaire également pour la santé. Nombreuses sont les études publiées qui démontrent l’intérêt de vivre à deux pour conserver une bonne santé physique et un bon moral. Il en va ainsi d’une étude déjà citée dans une autre chronique, celle du professeur Christoph Becker de l’université d’Heidelberg qui a souligné la plus-value pour un individu de ne pas vivre seul.

Question sexualité, le fait de se remarier peut rebooster une pratique parfois mise de côté, voire abandonnée, du fait de la vie en solo ou du manque de partenaires désirables. Là aussi, les quinquas et les sexagénaires n’ont pas à rougir de leur âge. Le désir est souvent bien présent, tout comme les capacités physiques. Quant à la cérémonie de mariage, pourquoi ne pas l’imaginer pour qu’elle vous ressemble vraiment ? Sans se préoccuper du qu’en-dira-t-on. Faites-vous plaisir.

…et quelques inconvénients

Cette union entre deux personnes qui ont chacune un parcours de vie déjà bien rempli peut trouver un écueil sur son chemin : les enfants. Comment vont-ils vivre cette union tardive ? Vont-ils l’accepter ? Et vont-ils accepter cette nouvelle belle-famille ? Autant de questions qui pourront parfois faire réfléchir les futurs conjoints. Il en va de même pour le lieu d’habitation. Quel domicile choisir ? Une nouvelle maison achetée à deux ?

Délicate question à envisager, certes, mais à se poser quand même.

Se remarier ? Pour quelle procédure administrative et fiscale ?

Vous êtes amoureux, certes, mais cela ne doit pas vous dispenser de réfléchir au contrat de mariage et à la fiscalité qui entourage le mariage. Concrètement, une vie commune passe par l’un de ces trois cas : l’union libre, la cohabitation et le mariage. Dans le cas qui nous unit dans la lecture de cette chronique, le mariage, les formalités sont classiques : une déclaration de mariage et une cérémonie devant le bourgmestre/l’échevin de l’état civil. En cas de régime légal, les biens acquis lors du mariage appartiendront aux deux époux sauf lors de donations ou d’héritages. Les époux auront notamment le devoir de cohabitation, de secours et d’assistance. Un mariage qui nécessite aussi de se renseigner auprès du notaire pour ce qui concerne les successions. Sujet sensible s’il en est. Et notamment dans le cas d’une union où sont présents des enfants nés d’un premier mariage.

Afin de limiter l’usufruit d’une succession au profit du conjoint survivant, l’un des époux, qui a des enfants issus d’un premier mariage, peut le spécifier par testament ou par la rédaction d’un contrat de mariage. Le conjoint devenu veuf aura cependant un droit d’habitation dans le domicile conjugal de 6 mois, à compter du décès. En l’absence d’enfants et d’héritiers, le conjoint survivant hérite de l’ensemble de la succession en pleine propriété.

Sujet complexe, le mariage est largement expliqué avec les multiples cas particuliers sur le site notaire.be ainsi que sur coupleseurope.eu.

« Oui, je le veux »

Un remariage après 50 ans qui devrait surmonter aisément toutes les considérations exposées ci-dessus. Se remarier sur le tard, une idée à envisager également pour se préserver du plus grand fléau qui touche les aînés : la solitude. L’amour intense vécu à deux ? Un vœu à réaliser pour connaître une plus grande sérénité avec les années qui passent. Et maintenant, vous pouvez vous embrasser !