pleine conscience

Mode d’emploi pour vivre en pleine conscience

Le printemps est le moment idéal pour se faire un petit programme quotidien de connexion intérieure, de pleine conscience. Voici comment sacraliser les gestes du quotidien pour ne pas se perdre…

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« En réintroduisant le sacré dans la vie quotidienne, alors que par mégarde, nous l’avions rangé aux oubliettes, nous pourrions nous guérir nous-mêmes, nos communautés humaines et la terre. » (Claude Porcelet) Cette citation est une invitation à nous harmoniser, nous unifier. C’est tout bénéfice pour soi, pour ceux qui nous entourent… et au-delà ! Cela vaut le coup d’essayer, non ?

Ritualiser sa journée

Se « recueillir » chaque matin pour mieux accueillir le jour. Se cueillir au saut du lit avec quelques gestes tel boire un grand verre d’eau tiède citronnée dans un joli verre pour purifier son corps en suivant le trajet de l’eau avec gratitude ; lire une phrase, un texte pour nourrir ses cellules subtiles et sélectionner un message qui nous portera tout au long de la journée (voir quelques suggestions de lecture en fin d’article) ; méditer minimum ¼ h en se branchant sur sa respiration ; prendre sa douche complètement dans la réalité de l‘instant, en prenant conscience que l’eau entraîne avec elles les toxines de la nuit ; se relier à soi et au cosmos par une parole de joie et de gratitude pour le jour neuf… Un bon démarrage au goût de centrage !

Cultiver l’art de l’attention

L’attention, c’est non seulement être attentif minute après minute mais c’est aussi être attentionné. Prendre soin de soi, de l’autre…
Nous sommes tous tellement souvent sur pilote automatique qu’il est bon, à certains moments, de débrancher et respirer profondément. STOP par exemple à 10 et 16 h, pour prendre rendez-vous avec soi-même, un moment de silence, 5 respirations profondes en commençant par une expiration de l’air vicié chargé de toute la négativité déjà accumulée pour se laisser inspirer à nouveau par de belles pensées, un détail qui nous émerveille…
Pas forcément facile d’y penser. Une idée ? Prendre un temps de respiration dès que le téléphone sonne. Plutôt que se précipiter sur le cornet, on respire puis on décroche. Notre écoute sera toute autre ! Une pratique proposée au centre bouddhiste, le Village des Pruniers (villagedespruniers.net).

Etre attentif passe par nos cinq sens. Etre le regard, c’est ne plus être simplement spectateur mais totalement présent à ce que l’on voit. Contempler avec un regard pénétrant ; être l’écoute, écouter le silence ; être le parfum de la rose qui se donne, respirer la forêt en foulant les feuilles qui jonchent le sol et qui s’offrent pour devenir humus… La nature est un merveilleux professeur à cet égard. Marcher dans la nature, si possible deux fois par jour, nous connecte à la vie, au vivant.

Manger ?
Dans son guide « Manger » (Belfond, coll. Vivre en pleine conscience), Thich Nhat Hahn, moine bouddhiste, propose de dresser dans la cuisine un petit autel avec un objet symbolique, des fleurs, une bougie, un bâton d’encens. Rituel magique qui nous recentre instantanément au moment de préparer le repas. L’odeur de l’encens nous invite à prendre conscience que ce moment est sacré. Une façon d’être dans l’offrande et la gratitude. L’occasion peut-être aussi de mettre sur la table quelques fleurs, de jolies serviettes… puis de marquer un moment d’arrêt avant la première bouchée. Manger sans y penser ? Il n’en est plus question.

Aimer…
Une aspiration que partagent tous les humains ! Et pourtant, que d’obstacles à l’art d’aimer… même ceux que l’on aime ! Et pourtant, paraît-il, chaque crispation que l’on ressent en réaction à un comportement, c’est le signe qu’il y a quelque chose à (re)visiter chez soi. Merci, les neurones miroirs !

… et donner
On donne d’autant mieux qu’on est relié à ses dons. Sans narcissisme aucun, faire de temps à autre l’état des lieux de nos talents, de nos forces, de nos dons pour mieux les donner, les partager. Comme le dit si bien Marianne Williamson : « Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde… Nous sommes tous appelés à briller, comme les enfants le font… Et, au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même. »

Nourrir notre lumière intérieure ?

Focus sur ce qui est positif. Comme les tournesols qui tournent leur corolle vers le soleil. Qu’est-ce qui va bien ? « Où que nous soyons, à chaque instant, nous avons la capacité de profiter du soleil qui brille, de la présence des uns et des autres, de la merveille de notre respiration… », parole de Thich Nhat Hanh appuyée par Jean-Yves Leloup : « Dans le merveilleux de la vie quotidienne, porter une attention infinie pour reconnaître l’infinie présence » (quel que soit le nom qu’on lui donne, d’ailleurs !).
On peut aussi s’inscrire à des ateliers de ressourcement et d’ouverture du cœur qui nous permettront d’installer l’une ou l’autre pratique dans notre vie (quelques pistes ci-dessous) ou tout simplement, à un moment de la journée, allumer une bougie et… éteindre, le temps d’un instant, notre sacré portable.

Livres inspirants

  • « Trois amis en quête de sagesse », Alexandre Jollien, Christophe André et Matthieu Ricard, L’Iconoclaste 2016
  • « Faire la paix », Jean-Yves Leloup, Albin Michel, Spiritualités vivantes 2016
  • « Le chamane intérieur », Claude Poncelet, Trédaniel 2016
  • « Ultreïa », un magnifique magazine-livre qui s’adresse à tous ceux qui refusent l’étouffoir d’un monde uniformisé, sans âme ni poésie… (revue-ultreia.com)Retour à la page d’accueil