cholestérol

Tout ce qu’il faut savoir sur le cholestérol !

Il est beaucoup question de cholestérol, accompagné de qualificatifs tels que « bon » ou « mauvais » que peu d’entre nous comprennent. Mais de quoi parle-t-on au juste ?

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Le cholestérol, mieux le comprendre pour mieux l’appréhender

Deux tiers du cholestérol est produit par le foie, un tiers seulement étant apporté par l’alimentation. Mais saviez-vous que cette substance graisseuse est indispensable au bon fonctionnement de notre corps, puisqu’elle intervient dans la fabrication de nombreuses hormones, de vitamine D, d’acide biliaire et de la paroi de nos cellules ?

Il y a deux sortes de cholestérol : le LDL (lipoprotéines de basse densité) qui a tendance à s’accrocher aux parois des artères au point parfois de les boucher, raison pour laquelle on le qualifie de « mauvais » cholestérol ; et le HDL (lipoprotéines de haute densité), surplus des organes ramené au foie qui se charge de l’éliminer, d’où sa qualité de « bon » cholestérol.

Risque de maladies cardiaques

Avoir trop de cholestérol dans le sang, et tout particulièrement trop de mauvais cholestérol et pas assez de « bon » n’est pas de bon augure car le risque d’accumulation de cellules graisseuses sur les parois des artères, l’athérosclérose, est augmenté. Comme les artères sont encombrées, le sang ne passe plus en quantités suffisantes pour alimenter les organes. Cela peut alors être à l’origine de plusieurs maladies, en fonction de l’organe trop peu vascularisé :

  • Au niveau du cœur, il peut y avoir des crises d’angor (aussi appelé angine de poitrine) qui risquent d’évoluer vers un infarctus du myocarde mais aussi des troubles du rythme cardiaque, ou une insuffisance cardiaque.
  • Au niveau du cerveau, l’accident vasculaire cérébral est dû pour sa part à une vascularisation incorrecte du cerveau.
  • Au niveau des artères des membres inférieurs, on risque l’artérite : les jambes ne reçoivent plus assez de sang.

Les reins peuvent aussi être mis à mal par l’hypercholestérolémie et ne plus filtrer suffisamment, ce qui mène à l’insuffisance rénale.
Comme l’affirme la Ligue Cardiologique Belge : « Dans la tranche de population âgée de 35 à 84 ans, soit plus ou moins 5.500.000 Belges, il y a environ 1.700.000 individus dont le risque de faire un accident cardio ou cérébrovasculaire majeur endéans les 10 ans excède 15%. Ce risque excède même 30% pour 350.000 d’entre eux. » Les maladies cardio- et cérébrovasculaires sont en effet le fléau numéro un chez nous, causant un tiers des décès…

Un diagnostic simple

Pour savoir si vous souffrez d’hypercholestérolémie, une prise de sang s’impose. Avis aux hommes de plus de 35 ans et femmes de plus de 45 ans : ce petit contrôle régulier n’est pas superflu ! Elle mesure le cholestérol total, le HDL et le LDL. On parle d’hypercholestérolémie si votre cholestérol total dépasse 190mg/dl de sang, ou si votre LDL est supérieur à 115mg/dl. Pour le HDL, puisqu’il s’agit de « bon » cholestérol, on parle non pas d’une valeur maximale à ne pas dépasser, mais d’un taux minimum : 40mg/dl. Les chiffres pris individuellement sont une indication, mais le rapport entre HDL et LDL est encore plus important : l’écart entre les deux valeurs ne doit pas être trop important.
Et si les résultats de votre prise de sang ne plaident pas en votre faveur, le médecin vous demandera probablement d’en faire une deuxième pour comparer les résultats avant de décider de vous prescrire éventuellement un traitement.

Maladie sournoise

L’hypercholestérolémie ne s’accompagne pas de symptômes. Par contre, vous aurez tout intérêt à consulter si vous éprouvez une lassitude, une fatigue inhabituelle, un essoufflement à l’effort et au repos, ou de la rétention d’eau dans les poumons, les bronches, les pieds, les chevilles, voire dans la région abdominale : ce sont des signes d’insuffisance cardiaque. Si vous ressentez de temps à autre des élancements ou une sensation d’oppression ou de brûlure dans la région du thorax ou du cœur, irradiant jusque dans le cou, les bras, les épaules ou la région supérieure de l’abdomen, voire d’un manque d’air, c’est un signe d’angor, voire d’infarctus : la consultation d’urgence s’impose ! Ou si vous ne pouvez marcher plusieurs mètres sans être atteint de douleurs fortes comme des crampes dans les jambes, vous risquez bien d’être atteint d’artérite des membres inférieurs.

Enfin les signes d’AVC ne sont pas systématiques, mais ils existent : bouche tombante d’un côté, difficulté à parler ou à comprendre ceux qui nous parlent, troubles sensitifs ou moteurs d’un seul côté du corps… autant de signes qui vous alerteront et vous feront courir aux urgences…